Comme Les Hommes Letra

Bandini

Diversion

Letra de Comme Les Hommes
Nous sommes silencieux depuis bientôt une heure, à serrer comme on peut nos corps bouffés par la peur, voir bouillonner la sève avant qu'elle ne sèche, abuser de nos lèves pour en colmater les brèches...

cette fin d'après midi,nous voit le visage vide, à écouter la pluie qui voudrait défoncer les vitres ; faire rentrer un peu d'air dans nos poumons brûlés ; pouvoir encore te plaire après une année... Tout ça est vieux comme les hommes, nous voilas banals, à dire que notre histoire est conne, surpeuplée de détails, et peu à peu on comprend, que le bonheur a un prix, que l'amour n'a qu'un temps... pas forcément une vie.

Crois tu qu'on arrivera à taillader ces doutes ? À avoir encore une fois le même rire sur la même route ? Marcher les yeux bandés face aux poids lourds qui grondent, et essayer de s'écarter à la dernière seconde...

Je ne baisserais pas les bras, et je suis encore fier, plutôt creuser plus bas qu'arrêter de remuer la terre. Et le temps assassin ne me verra jamais sage, je n'attendrais pas demain que les remords me ravagent. Tout ça est vieux comme les hommes, nous voila grossiers, à attendre que résonnent nos murmures étouffés. Je me fous de nos soupirs, je vis d'un amour fou. Un jour il va mourir... Pourquoi pas après nous ?

Il nous faudra du temps, avant que ne s'effacent nos regards insistants, qui cherchent à ajuster leur frappe. Il faudra des caresses, des démarrages en vrille, pour que nos bouches délaissent leurs grimaces imbéciles. On appellera à l'aide, les jours à venir, même si la mort m'obsède, chaque nuit avant de dormir. Je veux bâtir des plans pour te voir éclater de rire, et l'amour n'a qu'un temps, mais pourquoi pas tout une vie ? Tout cela est vieux comme les hommes, on sera heureux tu vois. Tu ne ressembles à personne ; personne ne t'aime comme moi. Je me fous de nos soupirs, je vis d'un amour fou. Un jour il va mourir... Pourquoi pas après nous ?

(Merci à jujue20 pour cettes paroles)